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 Urbanisme] L'idéal pavillonnaire...

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phénix du bent
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MessageSujet: Urbanisme] L'idéal pavillonnaire...   Mar 24 Juin - 18:15

http://idealpavillonnaire.blogspot.com/

Citation :
La France pavillonnaire
Un documentaire de Delphine Saltel et Nathalie Battus

Selon la définition de l’INSEE, près de 80% des français vivent dans un espace « sous dominante » urbaine mais ce chiffre cache une réalité complexe : il y a de moins en moins de Français dans le centre des villes et plus de la moitié de la population habite en fait autour des villes, en périphérie.
Ce sont les catégories les plus modestes, ouvriers, employés et même professions intermédiaires, qui ont été poussées hors des villes par la hausse des prix de l’immobilier et la spécialisation des emplois des métropoles vers les secteurs qualifiés. Les seules communes où il est encore possible pour les couches populaires d’accéder à la propriété sont donc celles situées au-delà des banlieues d’habitat social dévalorisé, à la lisière de l’espace rural.
C’est par exemple le cas à Milhaud, une commune de la campagne nîmoise où des zones pavillonnaires s’étendent en tâches d’huile autour du village historique pour accueillir la population qui travaille en ville mais ne peut y habiter.
Les ménages s’endettent ainsi pour acheter des maisons individuelles éloignées des centres économiques et des équipements culturels. Ce qui alourdit leur « budget trajet » et suscite bien souvent chez eux un sentiment de relégation et de déclassement. On est bien loin de l’image d’Epinal associée au pavillon des Trentes Glorieuses, symbole de promotion sociale, d’accès aux classes moyennes. Aujourd’hui, les habitants des zones pavillonnaires sont, en effet, pour l’essentiel, des salariés du secteur privé qui ont subi le plus durement la dégradation du marché du travail depuis vingt ans et profitent peu de la mondialisation.
Les grands partis de gouvernement, avant tout influencés par les intellectuels, les décideurs économiques ou les journalistes vivant dans les métropoles, ne répondent pas aux aspirations et aux préoccupations de cette petite classe moyenne précarisée, dispersée par l’étalement urbain et l’habitat individuel. Dans cette France majoritaire (les dynamiques démographiques y sont les plus fortes) mais « périphérique, aphone et invisible », on a donc voté aux extrêmes ou préféré l’abstentionnisme. Les cartes électorales du 21 avril 2002 et du non au référendum européen, en mai 2005, le confirment : légitimation des partis de gouvernement dans les centres urbains et votes « anti-système » en périphérie.
Or, au printemps 2007, Nicolas Sarkozy recueille la majorité des voix dans ces quartiers pavillonnaires. Quels arguments, quelles valeurs revendiquées par le candidat ont réconcilié ces électeurs extrémistes ou abstentionnistes avec un parti institutionnel ? Pourquoi le discours et l’action politique du président trouvent-ils autant d’écho dans les lotissements et les zones périurbaines d’habitat individuel ?

GUY BAUZA / VUES EXTÉRIEURS DU BONHEUR


FRANçOISE LEFLON / les effets produits


PAULETTE MOREAU / châteaux forts
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MessageSujet: Re: Urbanisme] L'idéal pavillonnaire...   Dim 13 Sep - 22:37

Des villes américaines rétrécissent pour survivre à la crise économique
LE MONDE | 11.09.09 | 16h30 • Mis à jour le 11.09.09 | 17h20


Citation :
Rétrécir pour survivre : ce pourrait être l'ultime recours de dizaines de villes aux Etats-Unis, après les ravages de la crise des surprimes. Plus de 1,2 million de maisons ont fait l'objet d'une saisie, selon la Brookings Institution, un think tank de Washington. Faillites, chômage : sous l'effet de la récession, plus de 18,7 millions de logements étaient inoccupés au deuxième trimestre, soit 14,2 % du parc total.

Dans tout le pays, des quartiers se sont vidés de leurs habitants, jusqu'à présenter aujourd'hui le visage de villes fantômes. Au point que l'administration Obama s'intéresse à une solution radicale : la démolition pure et simple des quartiers périphériques ou fragiles pour aider le centre-ville à ressusciter. L'équivalent, en jardinage, d'une taille sévère.

Le mouvement a germé à une centaine de kilomètres au nord de Detroit. Flint, berceau du groupe automobile General Motors et du cinéaste contestataire Michael Moore, l'une des villes les plus pauvres du pays, a passé au bulldozer des quartiers résidentiels entiers pour les rendre à la nature.

La ville pourrait ainsi se contracter de 40 % pour concentrer services et activités : sa population est tombée de 200 000 habitants en 1960 à 110 000 aujourd'hui. La municipalité n'a plus les moyens d'entretenir les services publics urbains sur un territoire aussi vaste et dépeuplé. Réduire l'aire urbaine serait le seul moyen d'éviter la faillite.

[...]

A Pittsburgh, plus de cent parcelles ont été rasées et transformées en fermes urbaines et en jardins communautaires. A Detroit, où un tiers de la ville est à l'abandon, 16 millions de dollars vont être consacrés à la destruction de maisons. La municipalité, au bord de la faillite, envisage de diviser la ville en une série de centres urbains séparés par des zones vertes. A Flint, mille maisons ont déjà été démolies. Trois mille autres devraient suivre. Sur leurs ruines vont pousser prairies et forêts, comme si l'étalement urbain, marque de fabrique de la ville américaine, n'avait été qu'une parenthèse assez peu enchantée.

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MessageSujet: Re: Urbanisme] L'idéal pavillonnaire...   Mar 16 Fév - 19:36

Article aussi édifiant que désespérant sur l'étalement urbain de notre bravepatrie... il pleut

Enquête
L’urbanisme à la française
Comment la France est devenue moche
http://www.telerama.fr/monde/comment-la-france-est-devenue-moche,52457.php


Xavier de Jarcy et Vincent Remy a écrit:
Ça s'est passé près de chez Jean-Marc, à Brest, mais aussi près de chez nous, près de chez vous, à Marseille, Toulouse, Lyon, Metz ou Lille, puis aux abords des villes moyennes, et désormais des plus petites. Avec un formidable coup d'accélérateur depuis les années 1982-1983 et les lois de décentralisation Defferre. Partout, la même trilogie – infrastructures routières, zones commerciales, lotissements – concourt à l'étalement urbain le plus spectaculaire d'Europe : tous les dix ans, l'équivalent d'un département français disparaît sous le béton, le bitume, les panneaux, la tôle.

(...)En 2003, l'architecte urbaniste David Man­gin prend le temps d'y réfléchir quelques mois et sort un an plus tard son formidable bouquin, La Ville franchisée, qui reste l'analyse la plus pertinente des métastases pé­riurbaines. Il faut en finir, dit Mangin, avec l'idée que ce « chaos sort de terre tout seul ». Il résulte au contraire « de rapports de forces politiques, de visions idéologiques, de cultures techniques ».(...)


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MessageSujet: Re: Urbanisme] L'idéal pavillonnaire...   Mer 17 Fév - 0:30

Et c'est pas prêt de changer (enfin tant qu'il y a encore de la tune à claquer à hyper du coin).

Car souvenons-nous du fameux rapport Attali pour "libérer la croissance" et plus particulièrement des propositions tendant à faire baisser les prix en levant les barrières pour que s'exerce enfin la libre concurrence non faussée, chère à notre constitution forcée européenne http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article121 : Il réitère ses propositions, faites en octobre, qui préconisaient l'abandon des lois Galland (sur les marges arrière) et Royer-Raffarin (sur les autorisations d'ouverture).

Citation :
Jusqu'à la loi de modernisation de l'économie votée en 2008, l'implantation des grandes surfaces n'était d'ailleurs pas soumise au droit de l'urbanisme, mais au seul droit commercial. Aucune règle n'était édictée quant à la forme ou à l'aspect des bâtiments, seule la surface comptait, donnant lieu à des marchandages peu re­luisants avec les élus : laisse-moi construire mon supermarché, je financerai ton club sportif...

Voilà ce que donne cette fameuse loi de "modernisation de l'économie"
http://www.modernisationeconomie.fr/pdf/080723_lme_dossier-de-presse.pdf

Citation :
Commerçants : la loi veut dynamiser la concurrence pour faire baisser les prix. Ces mesures touchent tous les commerçants, petits et grands, et leur aménagent davantage de libertés.

Pour la grande distribution, la loi relève le seuil d’autorisation des surfaces commerciales de 300 à 1 000 m2. Les fournisseurs et distributeurs seront par ailleurs libres de négocier les prix entre eux.

Pour les petits commerçants, le budget du FISAC (Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce) est porté à 100 millions d’euros pour qu’ils puissent affronter la concurrence des plus grands. Ils peuvent également organiser librement deux semaines de soldes complémentaires par an.

Consommateurs : la loi cherche avant tout à donner plus de pouvoir d’achat aux consommateurs, par exemple en leur donnant le choix entre différents modes de distribution, en multipliant le nombre d’opérateurs, pour que les distributeurs soient en concurrence et baissent leurs prix.
La liberté des p'tis commerçants à faire baisser leurs prix gniark

Et comme la grande distrib n'est pas à ça près, dès promulgation de la dite loi, ils ont tous agrandi de 1000 m² supplémentaires sans rien demander.
http://www.lefigaro.fr/conso/2008/11/12/05007-20081112ARTFIG00333-la-grande-distribution-multiplie-les-metres-carres-en-loire-atlantique-.php

Ca a rendu JM Ayrault furax, car à Nantes la grande distrib s'est étendue de 16 000 m² sans rien dire (en plus des 750 000 m² existants donc), ce qu'il comptait autoriser dans les 2 ans à venir...
http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-Urbanisme-commercial-Nantes-verrouille-_loc-949897_actu.Htm
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MessageSujet: Re: Urbanisme] L'idéal pavillonnaire...   Mer 17 Fév - 0:50

Citation :
Voilà ce que donne cette fameuse loi de "modernisation de l'économie"
Tu vas rire, c'était justement le sujet chez Mermet cet après-midi... pfui
C’est de la faute à Milton !
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1861


Mais revenons à nos bergeries individuelles pavillons...
L’urbanisme à la française (suite) il pleut
Citation :
Le rêve pavillonnaire

Tandis que nos compatriotes s'accoutumaient à naviguer le week-end d'un parking à l'autre, les quartiers pavillonnaires ont fleuri.
Il faut dire qu'ils n'ont pas vraiment eu d'autre choix, les Français, face à une crise du logement qui sévit depuis la Seconde Guerre mondiale. Alors que la population du pays était stable depuis le milieu du XIXe siècle – 40 millions d'habitants –, le baby-boom, l'accélération de l'exode rural, le recours à l'immigration puis l'arrivée des rapatriés d'Algérie changent la donne : il faut construire, vite, pour éradiquer les taudis urbains. Ce sera, pendant vingt ans, la politique des grands ensembles, à laquelle la circulaire Guichard de 1973 met brutalement fin. Place au rêve pavillonnaire ! Certes, dans les années 20, les débuts de l'exode rural avaient donné naissance aux premiers lotissements – les fameux pavillons Loucheur des faubourgs parisiens. Mais cette fois, on change d'échelle. Rêve de tous les Français, le pavillon ? C'est ce que serinent, depuis Valéry Giscard d'Estaing, tous les gouvernements, qui appuient leur politique sur le rejet des grands ensembles et sur « notre mémoire rurale » – souvenons-nous de l'affiche bucolique de François Mitterrand en 1981, la force tranquille du clocher.

« Pourtant, le pavillon, c'est avant tout un choix contraint »
, constate David Mangin. Les centres-villes étant devenus inabordables, les familles pas très riches – elles sont la grande majorité – sont condamnées à l'exil périurbain. Et elles le resteront tant que manquera une bonne offre résidentielle collective. Alors, comme l'a observé l'urbaniste Bruno Fortier, « on tartine du lotissement au kilomètre », c'est facile et pas cher. Conçue par un promoteur-constructeur, la maison est un « produit », à commander sur catalogue. Où que l'on aille, le marché ne sait fournir que des lotissements avec des rues « en raquette », des parcelles de même taille, des maisons posées sur leur sous-sol de béton ; tant pis pour le raccord visuel avec la ville ancienne. Les plantes des jardins sont achetées en promotion à la jardinerie du coin ; tant pis pour la flore locale et le paysage. La puissance publique y met du sien : incapable d'assurer la con­tinuité urbaine, elle croit compenser en imposant les règles draconiennes des Plans locaux d'urbanisme (PLU). Les Directions départementales de l'Equipement (DDE) imposent leurs normes, et les architectes des Bâtiments de France (ABF) homogénéisent à coups de pastiches régionalistes.

L’urbanisme à la française (fin) il pleut
Citation :
L'urbanisme raconte ce que nous sommes. Le Moyen Age a eu ses villes fortifiées et ses cathédrales, le XIXe siècle ses boulevards et ses lycées. Nous avons nos hangars commerciaux et nos lotissements. Les pare-brise de nos voitures sont des écrans de télévision, et nos villes ressemblent à une soirée sur TF1 : un long tunnel de publicité (la zone commerciale et ses pancartes) suivi d'une émission guimauve (le centre muséifié). Cette périurbanisation vorace s'opère en silence – les revues d'architecture l'ignorent. Elle a été peu visitée par le roman, le documentaire ou la fiction. Aux Etats-Unis, des films comme American Beauty, la série Desperate Housewives ont raconté l'ennui qui suinte des quartiers pavillonnaires. En France, il manque un Balzac contemporain pour décrire la comédie urbaine. « La ville n'est pas objet de débat, analyse Annie Fourcaut, historienne de la vie citadine. On débat de l'école, pas de la ville, sans voir que la secon­de conditionne la première. Peut-être parce que les Français ne sont pas un peuple urbain. Il a fallu attendre 1931 pour que la population des villes égale celle des campagnes, des décennies après les Anglais et les Allemands. » Alors, il n'y aurait pas d'autre modèle de vie que celui qui consiste à prendre sa voiture tous les matins pour faire des kilomètres jusqu'à son travail, par des routes saturées et des ronds-points engorgés, pour revenir le soir dans sa maison après être allé faire le plein chez Carrefour ? « L'inflexion, sur le plan des idées, a commencé, se réjouit Bruno Fortier. Depuis trois ou quatre ans, tout le monde dit : on arrête les conneries, on se calme, on redensi­fie, on réurbanise intelligemment, on cesse de dévorer les terrains agri­coles... Mais fabriquer un urbanisme plus évolué, avec un rapport à la nature plus riche, comme ce que l'on voit aux Pays-Bas, au Danemark ou en Allemagne, ça va coûter un peu plus cher ! »

http://www.marciac.fr/upload/perspective_v3.jpg

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MessageSujet: Re: Urbanisme] L'idéal pavillonnaire...   Jeu 11 Mar - 12:23

La ville franchisée : illustration animée et fraichement oscardisée
LOGORAMA...
http://www.youtube.com/watch?v=-aQ1BuCH8bs


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MessageSujet: Re: Urbanisme] L'idéal pavillonnaire...   Jeu 11 Mar - 23:59

Frénésie consumériste
« A Toulouse, il y aura bientôt plus
de supermarchés que de consommateurs ! »

Par Agnès Rousseaux (5 mars 2010)
http://www.bastamag.net/article925.html

Citation :
Un hypermarché de 12.000 m², 28 grandes et moyennes surfaces, 140 boutiques, 6.000 m² de restauration, 4200 places de parking... c’est le projet de méga-centre commercial - « Portes de Gascogne » - qui pourrait voir le jour en 2010, à l’ouest de Toulouse. Après cinq ans de bataille juridique, le permis de construire a finalement été délivré en septembre dernier.(...)

63.000 m² de commerces répartis sur 36 hectares, ce n’est pas un projet « démesuré » : ce ne serait que « le troisième plus grand centre commercial de Haute-Garonne ». Sauf que le territoire semble aujourd’hui saturé. Au niveau national, la fréquentation des centres commerciaux est en chute depuis 2007. Paradoxe : on en construit de plus en plus. Les chiffres sont effrayants : 1,2 million de m² sont prévus en 2010, soit trois fois plus qu’en 2007 ! 30 à 40 nouveaux centres commerciaux sont prévus cette année, alors que la fréquentation a chuté de 4% l’an passé. Sur les 117 communes concernées par le Centre commercial « Portes de Gascogne », 110 se sont prononcé contre. Problème : elles n’ont pas voix au chapitre au sein de la Commission départementale d’équipement commercial (CDEC) qui a délivré un avis favorable au projet en 2005. Seul le président de la chambre de métiers avait voté contre, craignant pour l’avenir des « deux mille entreprises artisanales » de l’ouest toulousain et de l’est du Gers. Les élus PS et UMP présents au sein de la CDEC ont préféré les promoteurs à la préservation de l’artisanat.

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MessageSujet: Re: Urbanisme] L'idéal pavillonnaire...   Ven 12 Mar - 0:40

Nouvelle tendance développement durable avec Family Center et Retail Park : http://fr.wikipedia.org/wiki/Retail_park

Légèrement hasbeen depuis que le concept bugge sévère aux zétazunis.

Le tendance du tendance en ce moment c'est ça (sponsorisé par klepierre et ségécé qui ont forcément déjà sévi par centres commerciaux interposés près de chez vous). Après avoir dépoilé le centre, on se le réapproprie vu que les cons de pauvres n'y habitent pas :

Citation :
ÉVÉNEMENT
Jeudi 15 avril 2010

* Colloque : « Contribution des Centres Commerciaux aux centres-villes »

Palais des Congrès, Amphithéâtre Havane Niveau 3 - Paris

DATE LIMITE D'INSCRIPTION
8 avril 2010

Un commerce durable pour un
centre - ville durable


Prendre conscience du potentiel des cœurs de ville
………………………………………

Identifier les perspectives de développement de vos activités
………………………………………

Des analyses d’expérience
………………………………………

Des études de cas concrets
………………………………………

Des transmissions de bonnes pratiques
………………………………………

UN COLLOQUE UNIQUE POUR PARTAGER, ANALYSER ET S’INFORMER
http://www.cncc.com/
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