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 L'HORREUR ECOLOGIQUE

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phénix du bent
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MessageSujet: L'HORREUR ECOLOGIQUE   Dim 4 Jan - 0:58

http://horreurecologique.blogspot.com/

Claude-Marie Vadrot a écrit:
Gaza : un enfer environnemental

Ayant souvent séjourné, jusqu’à l’année dernière, à Gaza pour des reportages, sans me prononcer sur la responsabilité des uns et des autres, je voudrais rappeler que Gaza n’est pas un enfer seulement depuis samedi. Depuis plusieurs années, les Gazaouis survivent dans un enfer environnemental. Ils ont droit à toutes les pollutions, lesquelles expliquent l’augmentation des maladies pulmonaires et des intoxications. Le ramassage des ordures, toutes natures confondues, n’étant plus assuré depuis longtemps, sauf parfois dans le centre de Gaza-ville, prés du siége du Hamas, elles brûlent jour et nuit, dégageant des vapeurs irritantes et de la dioxine provenant des plastiques et des batteries usagées. Comme l’électricité n’est plus distribuée à Gaza que quelques heures par jour (les bon jours...) les Gazaouis qui en ont les moyens, mais aussi les administrations et les hôtels de luxe installés sur le bord de mer, mettent en route des petits ou gros groupes électrogènes fonctionnant avec du gazole de mauvaise qualité. Ce qui a pour effet d’augmenter la pollution de l’air.
Touchée par des tirs israéliens, la station d’épuration ne fonctionne plus. Toutes les eaux usées s’en vont donc dans la mer ou bien grossissent l’immense lac d’eau putride qui d’étend un peu plus chaque année dans le nord du territoire, la zone où les combats sont les plus intenses : les maires de la région ont fait dresser les plans d’une nouvelle station d’épuration que l’Europe refuse de financer en arguant qu’elle serait aussitôt détruites par les tirs israéliens. Les mêmes qui touchent souvent la digue bordant le lac, provoquant l’envahissement des maisons et des caves d’immeubles. Au pied des immeubles bordant ce « lac », l’été, l’odeur est insupportable. Comme elle l’est toute l’année sur les bords du Wadi Gaza, la seule rivière du territoire. Un cours d’eau qui constituait il y a des années, une zone de repos pour des milliers d’oiseaux migrateurs, aussi bien des rapaces que des cigognes faisant halte sur leur route les ramenant d’Egypte ou du Soudan. Aujourd’hui, aucune vie n’est discernable dans les eaux du Wadi Gaza dont le fond est tapissée d’algues vertes : plus un poisson. Les nappes phréatiques sont de plus en plus polluées par des produits chimiques et des bactéries : c’est pourtant avec cette eau que les Gazaouis qui en ont la possibilité, en dehors de Gaza-ville notamment, arrosent leurs petits « jardins de survie ». Depuis trois ans, il n’y a jamais eu autant de gastro-entérites et d’empoisonnements mortels, constatent les médecins.
En raison de l’interdiction faite aux pêcheurs par la marine israélienne de gagner le large, c’est dans des eaux polluées, des eaux d’égouts salées, qu’ils prennent de moins en moins en moins de poissons au nageoires souvent rongées par des produits chimiques. C’est dans ces eaux qu’à la belle saison se baignent les enfants et les habitants de Gaza. Avec les conséquences que l’on imagine.
La surpopulation du territoire, probablement aujourd’hui plus d’un million et demi d’habitants pour 378 kilomètres carrés, soit 4200 habitants au kilomètres carrés, a entraîne la quasi disparition des espaces naturels et des espèces sauvages et il faut bien chercher, vers le sud du territoire, pour trouver quelques arbres.
Au-delà de la tragédie des morts, ceux d’aujourd’hui ou ceux d’hier, les habitants de Gaza vivent donc dans un enfer environnemental permanent. Le PNUE, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement l’a d’ailleurs très bien décrit il y a quelques années. En expliquant que sur tous les points la situation n’est guère plus enviable en Cisjordanie. Malheureusement, ce rapport qui est à la fois prudent et courageux, a fini dans les tiroirs des Nations unis et d’un certain nombre de gouvernements.
La destruction de la santé par l’empoissonnement des ordures ménagères qui brûlent, on la retrouve aussi en Cisjordanie où la situation politique fait que le parcours d’une benne à ordures dure deux à trois jours. Au point que les colons israéliens finissent par se plaindre des effluves empoisonnés qui finissent par les atteindre, la Cisjordanie se transformant peu à peu comme Gaza en un véritable champ d’ordures encombrées de carcasses de voitures, de camions et de réfrigérateurs.
Une dernière remarque sur l’environnement dans Gaza : la pollution par le bruit. Il y a d’abord celui des armes et des bombes auxquelles les gens ne s’habituent pas, mais aussi toutes les nuits pratiquement le bruit des avions qui pour des raisons de guerre psychologique passent volontairement le mur du son au dessus de Gaza-ville. Les adultes et surtout les enfants sont réveillés plusieurs fois la nuit par un ou plusieurs avions supersoniques. Quand on est journaliste, on passe huit jours, quinze jours, et on oublie rapidement ces réveils en sursaut et le sommeil repris dans l’attente de la prochaine explosion supersonique. Quand, on est sur place, on finit par sinon devenir fou, ou tout au moins avoir des problèmes psychologiques. Ce dont témoignent les rares médecins étrangers travaillant dans le territoire A ce propos, une anecdote vécue : je ne parle pas l’arabe et quand je suis à Gaza, un interprète travaille régulièrement avec moi Un samedi soir, il y a quatre ou cinq mois, je l’ai invité avec sa femme et ses deux enfants à l’hôtel où j’étais, espèce d’oasis pour étrangers au bord de la mer. Nous avons passé une soirée agréable ; les enfants étaient plutôt contents, et nous sommes repartis dans les rues de Gaza. J’ai raccompagné en voiture l’interprète, sa femme, sa famille, et brusquement il y a eu des pétards qui ont éclaté dans la rue. C’était un mariage tout simplement, rien de grave, mais les gosses ont hurlé, gueulé pendant une heure à cause de ce bruit, qui les avait totalement traumatisés, parce que pour eux un bruit c’est la guerre, il ne faut jamais oublier cela quand on parle de Gaza : la pollution par le vacarme.

Y'a des villes qui se réveillent sous les coups de roquettes,
Toi tu sirotes ton whisky le cul sur ta moquette.
Et même si quelquefois t'as de l'eau dans le regard,
A la première pub qui passe,
Tout le monde se marre.

pfui
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MessageSujet: Re: L'HORREUR ECOLOGIQUE   Lun 30 Mar - 22:38

INDE - Les 42 tonnes de pesticide hautement toxique rejetées à la suite de l'explosion de l'usine Union Carbide, en 1984, ont causé la mort de milliers de personnes. Depuis, l'assainissement du site n'a pas eu lieu. Très contaminée, l'eau affecte gravement la population entre autres de malformations physiques, d'infertilité... Les autorités promettent, rassurent, mais restent inertes.

Vingt-cinq ans après, Bhopal tue toujours
Paru le Samedi 28 Mars 2009, par ANDRÉE-MARIE DUSSAULT
http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=442028


Citation :
A moins de deux cents mètres derrière la demeure des Uddin trônent les anciennes unités rouillées de la filiale indienne de la multinationale étasunienne Union Carbide Corporation. De là même où se sont échappées dans la nuit du 3 décembre 1984 quarante-deux tonnes de methyl-iso-cyanate (MIC), un pesticide hautement toxique, tuant sur le champ près de trois mille personnes, d'après les chiffres officiels, entre dix mille et vingt mille, selon des organisations indépendantes.
«La source de tous nos problèmes est l'eau: elle est en voie de nous tuer tous!» martèle le père de six enfants en pointant un doigt accusateur en direction du container à quelques mètres de là où s'approvisionnent des femmes en saris synthétiques multicolores. Il reproche aux autorités leur inertie et de nier le problème en prétendant que l'eau est polluée «mais pas significativement». «Si un officiel vient ici et boit le verre que je lui tend, je fais le serment de ne plus jamais parler», lâche-t-il.


Citation :
Les ONG locales sonnent l'alarme depuis longtemps. En 2004, la BBC révélait qu'un échantillon d'eau prélevé près du terrain de Union Carbide indiquait un niveau de contamination cinq cents fois plus élevé que les limites maximales recommandées par l'Organisation mondiale de la santé. Le site est toujours aussi toxique puisque le gouvernement lui-même reconnaît que des centaines de tonnes de produits dangereux demeurent enterrés et stockés dans des conteneurs qui progressivement se délabrent.
Dans un autre souffle, Nasseer Uddin affirme que les avortements spontanés et les cas d'infertilité sont monnaie courante dans la Nawad Colony, que les femmes ont leurs règles deux fois par mois, qu'elles sont ménopausées avant 40 ans et que les mères allaitent leurs nouveau-nés avec du poison. Même les vaches sont malades, ajoute-t-il les sourcils froncés. Et, à la mousson, c'est toute la région qui baigne dans l'eau contaminée...
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MessageSujet: Re: L'HORREUR ECOLOGIQUE   Mar 14 Avr - 3:15

Les chroniques AZF
http://moreas.blog.lemonde.fr/category/proces-azf/

Citation :
L’explosion de l’usine AZF de Toulouse est la catastrophe la plus grave en France depuis la dernière guerre mondiale : 30 morts, 20.800 blessés, 85.000 sinistrés et des décombres, des décombres à perte de vue.

À 10 heures 17, ce 21 septembre 2001, une première explosion, puis une deuxième, plus importante, terrible. Des immeubles s’effondrent, des vitres volent en éclats, sur l’autoroute les voitures s’envolent… C’est la panique.


Jean-Christian Tirat a écrit:
Le nitrate d’ammonium : L’usine AZF occupait un site de plus de 70 hectares. Elle fabriquait au nord du nitrate d’ammonium (NA) un nom générique qui définit deux produits, le nitrate d’ammonium agricole (NAA) un engrais en grains utilisé dans le monde entier, et le nitrate d’ammonium industriel (NAI), un granulé poreux qui mélangé à du fuel entre dans la composition des explosifs de carrières appelés ANFO (ici). Le nitrate d’ammonium est réputé pour être un produit stable et peu sensible à la détonation.

Le hangar 221 : L’entrepôt qui a explosé faisait partie d’un ensemble de bâtiments appelés « sacherie ». Ce local de cent mètres de long était un lieu de transit pour les nitrates déclassés après criblage, en raison de leur granulométrie hors normes, parce qu’ils étaient tombés sur le sol ou que les sacs qui les contenaient avaient été déchirés. Les déclassés étaient d’abord déversés dans un box situé à l’entrée du bâtiment. Deux fois par jour un chouleur vidait le contenu du box sur le tas principal, situé derrière un muret (ici). Par arrêté préfectoral le 221 pouvait contenir jusqu’à 500 tonnes de NA en vrac. Le 21 septembre 2001, il contenait, selon les versions, entre 300 et 563 tonnes de produit. Le contenu du hangar était régulièrement évacué pour être transformé en engrais complexes par des usines spécialisées.

Le DCCNa : Depuis les années 70, à 900 mètres au sud de la zone des nitrates, AZF fabriquait des dérivés chlorés dans l’atelier ACD (acide cyanurique et dérivés). Elle était la seule usine au monde à fabriquer à la fois des nitrates et des produits chlorés, c’était son originalité, la fierté de ses employés. Ces produits à forte valeur ajoutée servent notamment à désinfecter l’eau des piscines. Mieux connu sous le nom de chlore choc (ici), le DCCNa (dichloroisocyanurate de sodium) est incompatible avec les nitrates car à son contact et dans des conditions d’humidité très précises, il peut former du trichlorure d’azote (NCL3) aux propriétés détonantes connues depuis le XIXe siècle.

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MessageSujet: Re: L'HORREUR ECOLOGIQUE   Jeu 5 Nov - 17:40


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MessageSujet: Re: L'HORREUR ECOLOGIQUE   Ven 20 Nov - 0:59

PROCÉS AZF : RELAXE GÉNÉRALE
AU BÉNÉFICE DU DOUTE
la gerbe
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20091119.OBS8222/proces_azf__relaxe_generale_au_benefice_du_doute.html


Citation :
La justice française a relaxé jeudi 19 novembre au bénéfice du doute la société Grande Paroisse, filiale du groupe Total, pour l'explosion de l'usine chimique AZF, qui avait fait 31 morts en 2001.
L'ancien directeur de l'usine, Serge Biechelin, a également été relaxé par le tribunal correctionnel de Toulouse.
Les juges estiment qu'il demeure des incertitudes sur le scénario exact de l'accident, même si des fautes d'organisation peuvent être retenues contre la société.

(...)

Le tribunal correctionnel a par ailleurs rejeté la citation directe délivrée par certaines victimes contre le groupe Total lui-même et son ancien dirigeant Thierry Desmarest. Cette procédure avait conduit à leur comparution lors des quatre mois d'audience du printemps dernier, alors même que leur responsabilité pénale n'avait jamais été envisagée lors de l'instruction.
Le groupe pétrolier, première société française, a déjà versé spontanément 1,95 milliard d'euros pour réparer les dégâts provoqués par la catastrophe.



pas content AZF : l'enquête assassinée pas content
http://azf-enqueteassassinee.typepad.com

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MessageSujet: Re: L'HORREUR ECOLOGIQUE   Jeu 10 Déc - 14:48

Vingt ans après l'adoption de la Convention de Bâle,
une montagne «catastrophique» de déchets électroniques
vient gonfler la masse des matières polluantes dangereuses.

http://www.swissinfo.ch/fre/index.html?cid=7669752

Citation :

La plus grande partie des déchets d'origine électronique termine sa course dans les pays en voie de développement, où ces ordinateurs, téléphones portables et autres téléviseurs, sont démantelés pour qu'en soient extraits les métaux recyclables - en relâchant diverses substances toxiques au passage.

L'an dernier, dans un site d'élimination de déchets électroniques au Ghana, Greenpeace a relevé des taux élevés de plomb, de dioxine et de phtalates, dangereux pour la santé. Des quantités similaires de produits polluants ont été détectées dans d'autres sites en Inde et en Chine.

Conformément à la Convention de Bâle, l'exportation de déchets toxiques des pays industrialisés vers les pays pauvres est en principe illégale, à moins d'avoir obtenu le consentement préalable et explicite des gouvernements concernés.

Selon un rapport établi par le secrétariat de la Convention de Bâle, basé à Genève, 101 pays ont exporté légalement près de 11,2 millions de tonnes de déchets toxiques et autres détritus dangereux vers 51 Etats en 2006. On recensait 9,7 millions de tonnes en 2004.

A cela s'ajoutent d'autres quantités de déchets dangereux pour l'homme et l'environnement, exportées illégalement.